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Comment atteindre ses objectifs ? Faire preuve de constance.

Par | Publié le | 10 min. de lecture
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Nous sommes en Caroline du Nord en 2003. Un adolescent chétif s'entraîne au basket-ball avec son père sous un soleil de plomb. Le garçon est plutôt prometteur, mais aucun coach universitaire ne le considère comme une future pépite du basket-ball. Il est trop petit, trop faible, et tire de manière atypique.

Mais peu importe, le garçon continue à s'entraîner, jour après jour, tout l'été, jusqu'à avoir corrigé et perfectionné sa technique. Finalement, il réussit à intégrer l'équipe d'une petite université, avant d'être appelé par les Golden State Warriors et de devenir le plus grand marqueur à trois points de l'histoire de la NBA.

On pourrait parler pendant des heures des gènes de Steph Curry et du milieu dans lequel il a évolué (son père était une star de la NBA). Mais si vous lui demandez le secret de sa réussite, il vous répondra : la constance. (Lorsque vous lui demandez la clé de son tir extérieur, il répond : « Je tire toujours de la même façon. »)

Un homme jouant au basket (gif)

Qu'ils soient athlètes ou non, qu'est-ce qui différencie les célébrités qui réussissent de vous et moi ? Un don naturel ? Un milieu privilégié ? La chance, tout simplement ? Bien entendu, ces trois facteurs peuvent jouer. 

Mais même si la génétique, le milieu et la chance jouent en notre faveur, personne ne peut réussir sur le long terme sans adopter, au fil des jours, des comportements en phase avec ses objectifs.

Chers lecteurs, voilà une excellente nouvelle, puisque la constance est un comportement contrôlable.

Atteindre ses objectifs grâce à la constance : votre cerveau aime la régularité et la prévisibilité

Votre cerveau est conçu pour vous permettre de survivre. Pour ce faire, il doit trouver des moyens de limiter l'incertitude. Cette dernière comporte des risques potentiels. Au premier signe de menace, votre corps entre en mode « se battre ou s'enfuir ».

C'est pourquoi votre cerveau adore la constance, puisqu'elle réduit l'incertitude en rendant les choses prévisibles.

Dans quelle mesure votre cerveau aime-t-il la prévisibilité ? Une étude a révélé que les travailleurs étaient moins stressés et plus satisfaits lorsque leur patron était constamment désagréable que lorsqu'il était lunatique

Pourquoi ? Les chercheurs pensent que les gens apprécient la constance et la prévisibilité au moins autant (si ce n'est pas plus) qu'ils affectionnent un traitement équitable. C'est logique, étant donné que notre cerveau est conçu pour identifier et prédire les menaces. Si quelqu'un est toujours désagréable, vous savez à quoi vous attendre. Mais si quelqu'un est lunatique, le cerveau est constamment sur le qui-vive pour essayer de deviner les comportements à venir de ce dernier.

Résumons : votre cerveau aime la régularité et la prédictibilité. Super ! Mais alors, pourquoi est-il si difficile de s'en tenir à un planning fixe, de courir tous les matins ou de se rendre au travail tous les jours ? Eh bien, parce que votre cerveau est parfois capricieux et aime aussi la nouveauté et la simplicité.

L'obstacle à la constance : votre cerveau aime aussi la nouveauté et la simplicité

Dire que le cerveau aime la nouveauté est quelque peu réducteur. En réalité, il aime les récompenses, et il associe la nouveauté aux récompenses. Quand un imprévu (positif) survient, votre cerveau est inondé de dopamine (le neurotransmetteur « bien-être ») qui vous encourage à explorer ce nouvel environnement à la recherche d'une récompense.

Lorsque nous nous fixons un objectif, nos décisions sont souvent motivées par la récompense anticipée. Des chercheurs ont constaté que lorsque vous décidez d'atteindre un objectif, vous vous concentrez davantage sur la récompense alléchante promise que sur l'effort requis. « Si je me réveille à 5 h tous les matins, je peux travailler sur mon livre avant que les enfants ne se réveillent. »  

Mais lorsque vous adoptez les comportements nécessaires pour atteindre cet objectif, vous commencez à vous concentrer davantage sur l'effort et perdez de vue la récompense. « Il est 5 h du matin et je suis si bien sous la couette. Si je me lève, j'aurai froid et je serai fatigué. »

C'est pourquoi dès le mois de février, vous n'êtes plus motivé/e à tenir votre résolution du Nouvel An, à savoir écrire un livre cette année. Bien sûr, l'attrait d'une récompense est toujours là (un manuscrit terminé), mais vous n'obtiendrez pas cette récompense avant des mois, et il vous faudra déployer beaucoup d'efforts pour y arriver.

Étant donné que votre cerveau veut vous aider à survivre, il cherche des moyens d'économiser de l'énergie là où il le peut. Donc, entre dormir et se lever tôt pour travailler, que croyez-vous qu'il choisira ?

En résumé, même si votre cerveau adore la prévisibilité, il est également motivé par la nouveauté, la simplicité et les récompenses. Souvent, ces trois dernières caractéristiques vont à l'encontre des comportements à adopter pour être productif.

Que faire pour surmonter ces désirs contradictoires ? C'est ce que nous allons découvrir.

5 obstacles qui vous empêchent d'atteindre vos objectifs, et comment les surmonter

1. Vos objectifs sont trop vagues

Lorsqu'un objectif est trop vague (p. ex., « Je veux écrire plus souvent »), vous laissez votre cerveau prendre trop de décisions. Par exemple : « Qu'est-ce que j'entends exactement par « plus souvent ? » « Quand devrais-je écrire ? »

Quand votre cerveau a trouvé les réponses à ces questions, il est déjà épuisé. Soudain, il apparaît donc beaucoup plus attrayant de se prélasser sur le canapé en regardant les Netflix tout en grignotant des chips que de travailler sur votre roman.

Solution : créer une stratégie d'implémentation d'intentions

Pour aborder un objectif plus efficacement, rédigez une stratégie d'implémentation d'intention, qui spécifie le jour, l'heure et le lieu pour adopter le comportement souhaité. Par exemple, « À 5 h 30 du lundi au vendredi, je passerai 30 minutes à écrire mon roman sur la table de la cuisine. » Par cette simple déclaration, votre cerveau sait quoi faire, à quel moment et où, ce qui lui évite toute prise de décision inutile.

La science a démontré l'efficacité de cette solution. Une étude britannique a examiné en quoi l'implémentation des intentions influent sur la motivation et le comportement des participants vis-à-vis de l'activité physique. Un groupe manifestait son intention de faire de l'exercice alors que l'autre se contentait de découvrir les avantages de l'activité physique. Conclusion ? Les deux groupes étudiés étaient tout aussi motivés à faire de l'exercice, mais les membres du groupe ayant formé une implémentation d'intention (en précisant quand et où l'activité physique aurait lieu) étaient largement plus susceptibles de concrétiser leurs objectifs.

2. Vous dressez des obstacles sur votre parcours

N'oubliez pas, votre cerveau veut vous aider à survivre, ce qui signifie qu'il veut économiser de l'énergie. Donc, si votre nouvelle habitude demande plus d'énergie, vous êtes moins susceptible de vous y tenir.

Par exemple, vous voulez dessiner un nouveau logo tous les jours pour affiner vos compétences en conception graphique. Mais si vous placez votre carnet de dessin sur l'étagère la plus haute de votre placard et vos crayons dans votre tiroir fourre-tout, vous devrez surmonter ces obstacles avant même de commencer.

Un lapin sautant par-dessus un obstacle (gif)

Solution : Éliminer la friction autant que possible

Préparez votre environnement : James Clear, auteur et expert en productivité, recommande de préparer votre environnement pour simplifier les habitudes futures. Placez des indices dans des endroits visibles pour déclencher le comportement souhaité. Par exemple, placez votre carnet de dessin et vos crayons dans votre sac. Ainsi, ils vous accompagneront partout, et vous les verrez à chaque fois que vous attraperez quelque chose.

Automatisez : réduisez la quantité d'énergie nécessaire pour vous lancer en automatisant le plus possible. Par exemple, vous pouvez définir des notifications sur votre téléphone pour vous rappeler de dessiner, ou encore configurer l'envoi quotidien d'e-mails de rappel.

3. Vous êtes obnubilé/e par les résultats

Les résultats sont importants car ils permettent de déterminer à quel moment vous atteignez votre objectif. Mais se concentrer uniquement sur les résultats empêche votre cerveau d'obtenir les récompenses immédiates dont il a besoin. Par exemple, si vous vous fixez l'objectif « Je veux être promu à un poste d'ingénieur expérimenté », deux problèmes se posent :

  • Obtenir une promotion demande parfois plusieurs années, et votre cerveau en aura marre d'attendre la récompense.
  • Vous n'avez aucun contrôle sur ce facteur : c'est votre patron qui distribue les promotions, de sorte que vous n'obtiendrez peut-être jamais la récompense.

Solution : reformuler votre objectif de résultat en objectif d'apprentissage

Les objectifs de résultat se concentrent sur le résultat final, tandis que les objectifs d'apprentissage se focalisent sur la maîtrise que vous pouvez acquérir en cours de route. 

Grâce aux objectifs d'apprentissage, vous avez l'assurance de profiter de l'expérience même si vous n'atteignez pas le résultat escompté. Une étude menée dans une université canadienne a révélé que lorsque les étudiants en master fixaient des objectifs d'apprentissage (comme trouver des solutions de réseautage ou comprendre différents points de vue), ils étaient plus satisfaits du programme de master que ceux qui avaient fixé des objectifs de résultat (comme atteindre une moyenne ou un niveau salarial spécifiques).

Au lieu de dire « Je veux une promotion », dites : « Je veux maîtriser JavaScript, améliorer mes compétences en leadership et apprendre autant que possible de mon mentor chaque semaine ». Lorsque vous atteignez vos objectifs secondaires, un pic de dopamine se produira dans votre cerveau, mais vous pourrez également vous concentrer sur les aspects que vous pouvez contrôler.

4. Vous comptez trop sur la volonté

Il est louable de résister à la tentation. Cela dit, peu d'entre nous peuvent lutter toute une journée contre les distractions permanentes. Cependant, j’ai une bonne nouvelle pour vous. Imaginez une seconde pouvoir atteindre vos objectifs avec un minimum de volonté.

« Les personnes “disciplinées” sont plus à même de structurer leur vie, de sorte qu'ils n'ont nul besoin d'une volonté inébranlable ou d'autocontrôle », écrit James Clear dans son best-seller Un rien peut tout changer. « En d'autres termes, ils s'exposent moins longtemps à des situations tentantes. »

Un lion qui court (gif)

Solution : Conclure un pacte d'Ulysse

Nommé d'après le héros de l'Odyssée d'Homère, qui a demandé à ses hommes de l'attacher au mât du navire pour lui éviter d'être attiré par le chant des sirènes, un pacte d'Ulysse vous lie à un comportement futur en vous aidant à résister à la tentation.

Par exemple, une de mes amies range son iPhone dans un coffre-fort pour aliments. Ce dernier se déverrouille uniquement lorsque le minuteur atteint zéro, ce qui lui laisse le temps de réaliser son travail. Au lieu de compter sur sa volonté, elle conclut avec elle-même un pacte d'Ulysse (également appelé dispositif d'engagement) en plaçant l'objet de la tentation dans un endroit inaccessible pendant plusieurs heures.

J'ai appliqué une méthode similaire avec un groupe que je voulais absolument rejoindre. Je savais que je serais parfois tentée de zapper les réunions, parce qu'elles se tenaient la nuit et que je serais trop fatiguée. J'ai donc conclu un pacte d'Ulysse avec moi-même en m'inscrivant comme chef de groupe. Du coup, j'étais obligée de participer aux réunions, puisque c'est moi qui les animais ! 

Et devinez quoi ? J'ai assisté à toutes les réunions. Lorsque je n'utilisais pas de dispositif d'engagement, je n'étais présente à aucune.

5. Vous accordez trop de valeur aux émotions

La constance entraîne un certain degré d'ennui, c'est inévitable. Comme nous l'avons évoqué, votre cerveau apprécie la nouveauté. Même si la répétition permanente des mêmes actions est cruciale pour réussir, elle va à l'encontre des tendances de votre cerveau à rechercher des récompenses.

Certains jours, même les pros manquent de motivation pour s'entraîner. Steph Curry décrit la période de trois mois au cours de laquelle il a perfectionné son tir tous les jours pendant de longues heures comme étant« le pire été de sa vie ». Étant donné son épuisement et sa frustration après avoir répété mille fois le même mouvement, il aurait pu dire : « Vous savez quoi ? Peut-être que je ne suis pas fait pour ça. » Les fans de basket-ball n'auraient jamais connu ce joueur qui a remporté deux trophées MVP (Most Valuable Player) et qu'ils apprécient tant.

Alors n'oubliez jamais que des sentiments comme l'ennui, la frustration ou le désespoir ne signifient pas nécessairement que vous n’êtes pas fait/e pour atteindre cet objectif. Cela ne signifie pas que vous ne possédez pas les qualités requises. Ils indiquent juste que vous avez probablement besoin d'une pause, ou qu'il est peut-être temps de fournir à votre cerveau la dopamine dont il a besoin. Voici comment faire.

Solution : pimenter votre quotidien en variant les plaisirs

Heureusement, la constance et la variété peuvent coexister et chasser l'ennui. Voici quelques exemples pour pimenter une tâche quotidienne :

  • Rédigez cinq pages de votre roman tous les matins, mais changez de place pour écrire.
  • Faites de l'exercice dans votre salon tous les soirs, mais changez les exercices.
  • Lisez pendant 20 minutes avant de vous coucher, mais alternez les genres (p. ex., policier, développement personnel ou science-fiction).
  • Écrivez votre journal tous les matins pendant 15 minutes, mais utilisez un générateur de thèmes en ligne pour écrire sur des sujets différents.
  • Organisez une réunion générale mensuelle avec votre équipe, mais invitez un intervenant différent à chaque fois pour stimuler l'intérêt.

Comme vous pouvez le voir, beaucoup de solutions existent pour pimenter votre vie tout en maintenant la constance. Les deux concepts ne s’excluent pas l’un l’autre

Comment réussir dans la vie ? Restez calme et constant

Hors saison, Steph Curry effectue 500 tirs par jour. Il n'est pas devenu superstar de la NBA en réalisant seulement un tir gagnant pendant un ou deux matchs et en s'entraînant uniquement pendant la saison de basket-ball. 

Non, le gamin de Caroline du Nord, que les entraîneurs considéraient trop petit, trop faible et trop atypique pour intégrer les grandes ligues, n'aurait pas réussi sur le long terme sans avoir aligné au fil des jours ses comportements sur ses objectifs.

Vous n'avez peut-être jamais effectué un tir à trois points ou mis les pieds sur un terrain de basket-ball, mais le même principe s'applique pour vous. Quels que soient vos gènes, votre éducation ou votre niveau de chance, c'est la constance qui paie.


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